jardinier-potager

3 questions à…Tom le Jardinier

« Être jardinier, c’est prendre conscience de son environnement, apprendre le rythme des saisons, les écosystèmes, la vie qui nous entoure ».

Chaque semaine, Tom publie sur son blog et son compte Instagram des articles, des vidéos et des astuces à destination de tous les jardiniers, néophytes et experts. Il partage son amour du jardin avec des personnes de tous profils. Il encourage les citadins à jardiner, même avec peu d’espace ou peu de temps. 

Dans son petit jardin potager, qu’il entretient lui-même au fil des saisons, il cultive des légumes, des fleurs et des fruits.

Dès l’enfance, Tom se passionne pour le potager, la culture des fruits et des légumes et la nature. D’abord horticulteur et maraîcher, il fait beaucoup de photos de ses produits. Il reçoit un tel engouement sur les réseaux sociaux, qu’il se lance dans la création d’un site internet. Après un combat médical, il choisit de faire une formation de polygraphe. Il est passionné depuis très jeune d’informatique, de photographie et de graphisme. 

Vous pouvez le retrouver sur son siteson blog et son compte Instagram.

jardinier potager
© Tom le Jardinier

Quel conseil donneriez-vous aux amateurs qui veulent végétaliser leur balcon/leur jardin en ville ?

Je leur recommanderais d’y aller au coup de cœur. Quand on a un coup de cœur pour une plante, pour des espèces, on apprendra mieux à s’en occuper, on les bichonnera. Le manque d’espace ne doit pas être une excuse. On a de plus en plus de solutions aujourd’hui pour arriver à cultiver en intérieur, ne serait-ce que faire pousser ses herbes aromatiques, ou avoir des plantes dans son salon. Sur mon blog, je donne beaucoup d’astuces pour ceux qui ont un balcon. On a aussi beaucoup d’initiatives de jardins partagés, ou de culture sur les trottoirs devant chez soi par exemple. 

Comment pourrait-on encourager les citadins à pratiquer le jardinage et préserver la nature ?

Il faut que les citadins prennent conscience qu’ils peuvent agir à leur échelle. En jardinant, on peut valoriser les déchets, en faire de l’engrais, et surtout, être jardinier permet de prendre conscience de son environnement. On prend ainsi conscience du rythme des saisons, quand il pleut, qu’il fait froid, c’est l’hiver, le printemps. On apprend comment fonctionne chaque écosystème. En ville, c’est plus dur de se rendre compte de son environnement si on ne jardine pas. En revanche, il y a beaucoup de très belles initiatives dans les villes  À Lille par exemple, l’équipe municipale a fait le choix de très belles espèces pour préserver la biodiversité. On peut aussi voir l’initiative « Végétalisons Paris » dans la capitale. Il y a un véritable engouement  pour la végétalisation et l’agriculture urbaine. 

Le confinement aura-t’il selon vous un impact sur la volonté des citoyens de se tourner vers l’agriculture urbaine ?

Je pense qu’avec le confinement dans de nombreux pays, on va être obligés de mieux prendre en compte l’environnement.ça aura un impact sur notre perception notamment des zones de production. Les personnes se rendent comptent du travail des agriculteurs et de la nécessité de consommer des produits cultivés à proximité. Je suis locavore depuis déjà un moment, ça veut dire que je ne consomme que dans ma région, dans un rayon réduit. Ainsi, on se réapproprie les saisons, on réduit le nombre d’intermédiaires en privilégiant les circuits courts, et on investit de nouveaux lieux : marchés de quartiers, épiceries fines ou en vrac, systèmes de paniers de légumes hebdomadaires (ou de ton jardin), achat ou cueillette en direct à la ferme, etc. Dans les villes, c’est même beaucoup plus facile qu’à la campagne car il y a beaucoup de lieux qui se spécialisent dans cette activité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *